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Comment luttons-nous en faveur des chats errants ?

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  1. La sensibilisation à la question de l’errance féline

 

Il est d’abord nécessaire de comprendre la manière dont vivent les chats dits libres sur le territoire islais avant de pouvoir intervenir. Les chats sont des êtres vivants très sensibles, indépendants et trop souvent abandonnés à leur propre sort. Un chat errant doit tous les jours se battre pour trouver un abri, à manger et à boire et se protéger lui-même ou ses petits de toutes les menaces pesant sur lui, y compris les maladies. En informant l’ensemble de la population de l'île sur les manières de prévenir l’errance féline et de prendre soin de ces chats sans abri, nous espérons améliorer leur bien-être et protection. S’impliquer dans la protection des chats errants passe également par la protection des chats ayant une famille, en premier lieu par la stérilisation.

 

“En seulement sept ans, une chatte et sa descendance peuvent donner naissance à plus de 400 000 petits !”

*Chiffres One Voice

 

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   2.  L’action sur le terrain

 

Le nombre de chats errants est bien trop élevé sur l'île et il n’y a pas de saison pour lutter contre l’errance féline; c’est un combat de tous les jours.
Notre lutte prend également place sur le terrain. Prendre en charge les chatons et chats abandonnés afin de prodiguer les soins nécessaires, les identifier et les stériliser sont les premières étapes de notre travail en lien avec le cabinet vétérinaire et la commune de L’ile d’Yeu.

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Comment fonctionnons- nous ?

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- Pour ce qui est des chats adultes :

 

Nous demandons aux particuliers confrontés au problème, de venir chercher une cage de trappage (règle obligatoire édictée par le Dr Fichou afin que l'équipe vétérinaire ne se fasse pas déchiqueter lors de la visite !) et de nous ramener par eux-même l'animal. Le chat est endormi puis il est consulté par le vétérinaire ( qui selon son état décide de lui administrer des soins , injection d'antibio , cortisone, API APE ou non) et testé pour le FIV FeLV *. S'ils sont testés positifs, ils sont euthanasiés et c'est une des conditions de la prise en charge des chats errants! S'ils sont négatifs, ils sont donc stérilisés (castration pour les mâles, ovariectomie ou ovario-hystérectomie pour les femelles ) , identifiés ( par tatouage dans l'oreille droite si non adoptable, ou par puce électronique si possibilité d'adoption) au nom de l'association. Nous les remettons dans une cage de transport et en fonction de leur réveil , sont emmenés au Chatipi le soir même ou le lendemain.

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- Pour ce qui est des chatons:

 

Ils sont aussi déposés par les particuliers au cabinet vétérinaire. Tout de suite, en fonction de leur comportement et de leur âge, nous sommes en mesure de savoir s'ils sont adoptables ou non. L'animal est parfois endormi pour la prise de sang et la visite, puis tester (les conditions sont les mêmes que pour les adultes). Il est aussi déparasité avec vermifuge et antipuce. Étant souvent trop jeune pour être stérilisé, il est alors placé en famille d'accueil pour être socialisé. Cela peut prendre de quelques jours à quelques semaines. Il faut savoir que plus il est jeune, plus c'est facile et rapide. Une fois socialisé, il est proposé à l'adoption. Les contacts se font alors par Messenger ou mail. Le futur adoptant peut alors visiter le chaton avant une prise de décision. Si ça match, nous faisons signer un contrat d'adoption , stipulant les droits et devoirs de la famille , les conditions, la redevance due, ainsi que la caution demandée pour stérilisation. Puis le chaton est revu par le vétérinaire pour vérifier sa socialisation, son état de santé ( surtout API APE typhus coryza), l’identifier par puce électronique directement au nom de l'adoptant et primo-vacciné ! Et la famille accueille définitivement, enfin nous l'espérons, le chaton.

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* Qu'est-ce que le FIV et le FeLV ? Ce sont deux maladies virales (appelées communément le sida du chat) et qui ne touche que les chats mais qui sont transmissibles entre eux. Les chats domestiques vivent très bien avec, sous peu qu'ils soient soit vaccinés contre le FELV (il n'y a pas de vaccin contre le FIV ) soit sous antiviral tous les jours. Les seules conséquences de ces maladies sont 1° le risque plus important d'attraper d'autres maladies comme le typhus le coryza 2° l’espérance de vie qui est diminuée. Par contre les chats sauvages ayant ni vaccin ni antiviral sont beaucoup plus susceptibles de transmettre la maladie aux autres chats sauvages ou non.

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Il s’agit de la manière d’agir la plus favorable aux chats et la plus durable pour le territoire insulaire.

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